Jacques Borie, Porte parole de Europe - Liberté et candidat à l'élection présidentielle de 2012
  Le Parisien du 24 octobre 2011
 

Cet habitant d’Evry se lance dans la course à l’Elysée


Il rêve de « faire entendre une voix différente des grands partis ». Mais pour être candidat à l’élection présidentielle, Jacques Borie, un habitant d’Evry de 46 ans, doit rassembler 500 parrainages d’élus.

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Evry, mercredi soir. C’est par « passion pure et dure de la politique » que Jacques Borie, gérant d’une structure de restauration rapide à Paris, a décidé d’être candidat à l’élection présidentielle.

 

Il n’y pense pas tous les matins en se rasant et n’ose rêver à sa photo placardée dans toutes les mairies de France. Et pourtant, c’est une folle course à l’Elysée qu’entame Jacques Borie. Restaurateur, habitant d’Evry depuis neuf ans, ce père de deux garçons de 17 et 6 ans est officiellement candidat… à l’élection présidentielle.

Avant d’arriver sur le perron de l’Elysée, il sait qu’il lui faudra gravir de nombreuses marches, à commencer par la collecte des 500 parrainages d’édiles nécessaires pour être candidat. « En ce moment j’envoie une cinquantaine de mails par jour et mes relais sur le terrain font pareil. Je vise les maires des petites communes, plus à l’écoute d’une démarche telle que la mienne. »

 

Mais qu’est-ce qui fait courir Jacques Borie? « La passion pure et dure de la politique. Ma démarche est désintéressée, je ne serai ni président ni ministre, mais je veux tenter de faire entendre une voix différente de celle des grands partis », argumente, pour balayer l’idée qu’il serait « illuminé », le candidat de 46 ans. D’autant plus que ce notoire inconnu a de l’expérience! A part les législatives, il a goûté à tous les scrutins. Son meilleur score : 1,1%. Et en 2007, il était déjà candidat à la candidature à la présidentielle.

 

La journée de l’homme au costume sombre sans cravate et aux fines lunettes commence à 7 heures. Il prend le RER direction Paris, où il gère une structure de restauration rapide. Entre deux préparations de sandwichs, il se connecte à Internet pour user et abuser de Twitter et Facebook. Pour lui, c’est le seul moyen de se faire connaître : « Nous n’avons pas d’argent. C’est, avec notre temps et notre énergie, notre seul allié. » Vers 18 heures, il retrouve ses pénates et élabore son programme.

 

Après être passé par le Parti radical de gauche (PRG) où il fut permanent avant de « se faire démissionner » pour profonds différends, la France en action, la plus qu’éphémère France équité, Europe démocratie espéranto, il part cette fois sous la bannière Europe liberté. Dans ses propositions, une Europe fédérale, le non-cumul des mandats ou encore l’arrêt total des subventions à l’école privée — lui dont le fils y fut paradoxalement scolarisé — afin « d’économiser près de 6 Mds€ par an et revenir aux racines de la mixité ». Un programme qu’il aimerait soumettre à François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. « Jacques est sympathique. Son initiative est intéressante dans les blocs monolithiques qu’on nous impose, mais ce qui l’anime, c’est un besoin de reconnaissance qu’il cherche à tout prix », note un cacique du PRG qui l’a bien connu. « Non, ce que j’aime, c’est le contact avec les gens, les avis contradictoires, la discussion », note-t-il en grillant une cigarette. Son objectif : récolter plus de parrainages qu’en 2007. Cette année-là, il n’en avait obtenu aucun !

 

Lundi 24 octobre 2011

Le Parisien

 
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